La réforme de 2020 a marqué un tournant significatif dans les études de médecine avec la transition du numerus clausus au numerus apertus. Cette évolution vise à augmenter le nombre de médecins formés en fixant désormais un minimum d'étudiants à admettre en deuxième année. Bien que cela semble prometteur sur le papier, la réalité est plus complexe. En effet, tout en cherchant à répondre à la pénurie de médecins, cette réforme a modifié les modalités d'accès aux études de santé, introduisant notamment le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et la Licence avec Accès Santé (LAS). Ce changement cherche à diversifier les profils des candidats tout en conservant un haut degré de sélectivité.
Face à ces défis, les stratégies des étudiants ont également évolué. Malgré l'objectif d'accueillir 51 505 étudiants entre 2021 et 2025, l'accès reste sélectif avec un taux de réussite de seulement 29%. Avec la suppression du redoublement en première année du parcours PASS, de nombreux jeunes se tournent vers des classes préparatoires privées. Ces prépas, bien que coûteuses, sont devenues une option presque indispensable pour maximiser leurs chances de réussite. Beaucoup d’étudiants combinent également les voies LAS et PASS malgré les différences inhérentes à ces deux parcours. De ce fait, si la réforme a élargi le cadre d'admission, elle a simultanément engendré de nouvelles dynamiques et exigences pour ceux qui se destinent à la profession médicale.
